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Pourquoi "Lanterns" est plus qu'un succès : un modèle pour DC

L'audience remarquable de "Lanterns" sur HBO suggère un renouveau pour l'univers DC à la télévision, mais son impact dépendra du maintien de son élan.

Publié
10 octobre 2026
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Une série de super-héros peut-elle prospérer en privilégiant son humanité plutôt que ses prouesses héroïques ? La série Lanterns de HBO a répondu à cette question de manière catégorique, non pas par un coup d'éclat, mais par une histoire policière nuancée qui a pulvérisé les records d'audience.

Depuis sa première diffusion le 17 août 2026, la série a captivé les publics. Son épisode pilote a attiré un nombre impressionnant de 9,3 millions de téléspectateurs dans le monde au cours de ses trois premiers jours sur HBO et HBO Max, un chiffre qui a encore augmenté pour le final de la saison, qui a rassemblé 10,5 millions de téléspectateurs dans le monde. Ces chiffres ne sont pas seulement bons, ils marquent un tournant potentiel pour l'univers DC à la télévision, offrant une perspective nouvelle sur la manière dont les adaptations de bandes dessinées peuvent trouver un écho auprès d'un large public.

Une réinvention audacieuse du cosmos DC

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Lanterns n'est pas l'opéra spatial tonitruant que beaucoup pourraient attendre de la mythologie des Green Lantern. Au lieu de cela, le showrunner Chris Mundy, aux côtés des cocréateurs Damon Lindelof et Tom King, sous la vision des co-PDG de DC Studios James Gunn et Peter Safran, ont conçu un thriller policier réaliste et axé sur les personnages. Cette approche, explicitement inspirée par la série acclamée par la critique True Detective, ancre le récit dans la ville rurale américaine de Rushville, au Nebraska, où le vétéran Green Lantern Hal Jordan (Kyle Chandler) est retrouvé mort, ce qui pousse la nouvelle recrue John Stewart (Aaron Pierre) à enquêter.

Cette décision de se concentrer sur un drame terrestre et d'investigation, plutôt que sur la vaste échelle cosmique typique du Corps des Green Lantern, est une déviation significative. C'est un pari risqué qui pourrait aliéner certains fans inconditionnels de comics s'attendant à des démonstrations plus ostensibles de pouvoir et de conflits intergalactiques. Pourtant, en se débarrassant d'une grande partie du spectacle traditionnel des super-héros, la série est contrainte de s'appuyer sur une écriture convaincante, une intrigue complexe et un développement approfondi des personnages. Elle privilégie l'exploration de la vulnérabilité et du traumatisme humains (et extraterrestres) plutôt que les séquences d'action générées par ordinateur, expliquant même l'utilisation limitée des pouvoirs par des dispositifs narratifs intelligents, comme des niveaux de batterie d'anneau constamment bas.

L'humanité au cœur de l'héroïsme

Au cœur de Lanterns réside la relation complexe, souvent tendue, entre Hal Jordan et John Stewart. La série les dépeint magistralement non pas comme de simples policiers intergalactiques, mais comme deux individus aux prises avec des approches radicalement différentes de l'héroïsme et du devoir. Kyle Chandler, dans le rôle de Hal Jordan, livre une performance nuancée d'un

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