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Rédaction Moviesfera
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Le Harry Potter de HBO sera jugé sur ce que les films ont laissé de côté

Choisir James et Lily et faire entrer Charlie Weasley, c'est le bon signal : un remake fidèle ne justifie ses heures que s'il s'en sert pour approfondir l'histoire.

Publié
28 octobre 2026
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Photo : R/GA / Wikimedia Commons (Public domain)

Y a-t-il un intérêt à refaire une histoire que tout le monde connaît par cœur ? C'est la question qui plane sur le Harry Potter de HBO, et les dernières annonces de casting sont la première réponse qui sonne comme une vraie réponse.

Voici ce qui s'est passé. Comme le rapporte Variety, la série a choisi Jasper Talbot pour James Potter, Hannah Chinn pour Lily Potter et Harry Gilby pour Charlie Weasley dans la saison 1. Cette première saison, qui adapte Harry Potter à l'école des sorciers, est attendue pour Noël sur HBO Max. Charlie, comme le note l'Andover Advertiser, était absent des adaptations cinématographiques d'origine.

Les parents comptent plus que le titre ne le laisse penser

James et Lily sont morts avant le début de l'histoire; leur trouver des interprètes peut donc passer pour un détail cosmétique. Nous ne le croyons pas. Les films les montraient bien, en flashbacks, mais le même article précise qu'on ignore encore quelle place ils auront dans la série. Cette incertitude est justement ce qui est intéressant. Leur meurtre est l'événement qui a tout déclenché, et une histoire d'orphelin fonctionne mieux quand le public mesure ce qu'il a perdu.

Une série dispose de bien plus de place par livre qu'un film, et cet espace pourrait faire de ces parents des personnes plutôt qu'une triste photographie. Nous ne savons pas si ce sera le cas. Mais engager des acteurs pour ces rôles indique au moins que cette option est sur la table.

Le choix des âges semble lui aussi délibéré. Hello Magazine souligne que les deux acteurs sont relativement jeunes, conformément aux livres, où Lily et James n'avaient que 21 ans lorsqu'ils ont été assassinés. Les montrer comme les jeunes adultes qu'ils étaient, plutôt que comme des figures parentales, serait un petit acte de fidélité qui change la façon dont la tragédie nous touche.

Charlie Weasley est le vrai signal

Charlie est un personnage secondaire, un soigneur de dragons en Roumanie qui apparaît rarement dans les romans. L'ajouter est exactement le genre de choix qui distingue un remake qui a un but d'une redite plan par plan. L'objectif affiché est une adaptation fidèle qui offre aussi un regard plus large sur le monde des sorciers que ce que montrait la saga cinématographique, sortie de 2001 à 2011.

Un média y voit déjà une promesse: le titre de Movieweb affirme que la série prépare un moment de la bataille de Poudlard que les films avaient laissé de côté. Nous n'en avons pas vu les détails, nous classons donc cela sous « intéressant, non vérifié ». Mais la direction est claire. La raison la plus défendable d'une seconde adaptation, c'est la matière dont la première n'avait pas la place.

À juger sur les ajouts, pas sur la nostalgie

Le plus bruyant de ce lancement sera le jeu des comparaisons: qui est le meilleur Rogue, qui est le meilleur Hagrid. Le casting est de poids, avec John Lithgow en Dumbledore, Paapa Essiedu en Rogue et Nick Frost en Hagrid, et les noms de la saison 2 sont déjà connus. C'est amusant, et c'est aussi la forme de jugement la plus facile. La nostalgie récompense la ressemblance, et la ressemblance est la seule chose qu'un remake peut offrir sans effort.

Notre avis est que les fans devraient poser des questions plus exigeantes. La première saison donne-t-elle aux Dursley, à Poudlard et à la perte de Harry plus d'épaisseur que ne le pouvaient les films ? Les heures supplémentaires apportent-elles de la profondeur ou du remplissage ? Ce sont ces épreuves qui justifient l'existence du projet.

Il y a aussi un contexte que certains lecteurs pèseront à leur manière: Rowling figure parmi les producteurs exécutifs, et au moins un média allemand, Hörzu, a conclu son article sur le casting par une prise de distance vis-à-vis de ses propos sur les personnes trans. Nous le mentionnons parce que cela fait partie de l'accueil réservé à cette série, et non comme un verdict sur le programme.

HBO semble avoir compris la mission, pour l'instant

Le choix de James, Lily et Charlie est la meilleure preuve à ce jour que HBO a compris la mission. Ce n'est encore qu'une preuve: nous n'avons pas vu une seule image de la série. Notre recommandation: profitez des annonces de casting, puis regardez la première saison pour les scènes que les films ne nous ont jamais données. Si elles sont réussies, le remake aura mérité sa place. Sinon, une copie fidèle ne suffira pas à le sauver.

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